vendredi 7 novembre 2014

Ma folle et belle aventure.





Depuis septembre on me questionne : alors t’en es où ?  On s’interroge. On me donne son avis.  On m’a rangée pour certains dans la catégorie disponibilité (= plus de classe =  ne fait rien). Certains font des pronostics " avec la crise économique tout notre système va s’effondrer = tu vas te planter ". Chouette alors ! D’autres me confèrent leur énergie et leur bienveillance. Beaucoup m’encouragent. Certaines phrases me donnent des ailes. D’autres me donnent envie de mordre. Mais au fond peut importe. La détermination est là. L’impression de réaliser un rêve d’enfant aussi.

Alors t’en es où ?
J’en suis loin et pas très loin. La création de filières est une lourde tâche, pleine de lenteur, d’allers /retours avec les artisans, de réflexions sur les cahiers des charges.
Bien sûr je ne suis pas la reine du hêtre en massif,  tripli ou lamellé collé, que les queues d’aronde sentaient plus pour moi les oiseaux migrateurs que les assemblages et que la défonce avait plus des relents de soirées adolescentes arrosées. Mais la vie est faite pour apprendre ! Des amis et artisans bienveillants m’ont donné de sages conseils et puis je suis allée faire un tour chez les grossistes en bois.  
Merci encore au commercial  d’une grosse centrale d’achat de bois qui sans me prendre pour la dernière des blÔndes a su patiemment m’écouter et m’expliquer les différences de matériau, les avantages et les inconvénients.
Donc doucement la filière se construit autant du côté des artisans du bois que du côté du textile. Merci à Lionel qui sait remonter les filières et consacre du temps au projet.

Plus de 20 jouets en bois, une famille lapin en coton bio, il faut aussi avouer que je n’ai pas fait les choses avec le plus de simplicité !
En parallèle j’avance d’autres dossiers la création du site internet, la vente en ligne, les business plans, j’imagine l’univers de ces jouets éco-design.


J’ai toujours espoir de faire un premier lancement au printemps parce que… il faudra que je vous raconte comment Henriette et Fernand Museau n’en peuvent plus de leur appart au 6 ème étage de la rue Saboudine… qu’ils n’en peuvent plus de leurs voisins Roger du Pneu et Régine Braillart… qu’ils n’en peuvent plus de ces factures qui s’accumulent…. Mais ça c’est une autre histoire. L’histoire de l’éco-clapier des lapins heureux !

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