Depuis septembre on me questionne :
alors t’en es où ? On s’interroge.
On me donne son avis. On m’a rangée pour
certains dans la catégorie disponibilité (= plus de classe = ne fait rien). Certains font des pronostics
" avec la crise économique tout notre système va s’effondrer = tu vas
te planter ". Chouette alors ! D’autres me confèrent leur énergie et leur
bienveillance. Beaucoup m’encouragent. Certaines phrases me donnent des ailes. D’autres
me donnent envie de mordre. Mais au fond peut importe. La détermination est là.
L’impression de réaliser un rêve d’enfant aussi.
Alors t’en es où ?
J’en suis loin et pas très loin. La
création de filières est une lourde tâche, pleine de lenteur, d’allers /retours
avec les artisans, de réflexions sur les cahiers des charges.
Bien sûr je ne suis pas la reine du
hêtre en massif, tripli ou lamellé
collé, que les queues d’aronde sentaient plus pour moi les oiseaux migrateurs
que les assemblages et que la défonce avait plus des relents de soirées adolescentes
arrosées. Mais la vie est faite pour apprendre ! Des amis et artisans
bienveillants m’ont donné de sages conseils et puis je suis allée faire un tour
chez les grossistes en bois.
Merci encore au commercial d’une grosse centrale d’achat de bois qui
sans me prendre pour la dernière des blÔndes a su patiemment m’écouter et
m’expliquer les différences de matériau, les avantages et les inconvénients.
Donc doucement la filière se
construit autant du côté des artisans du bois que du côté du textile. Merci à
Lionel qui sait remonter les filières et consacre du temps au projet.
Plus de 20 jouets en bois, une
famille lapin en coton bio, il faut aussi avouer que je n’ai pas fait les
choses avec le plus de simplicité !
En parallèle j’avance d’autres
dossiers la création du site internet, la vente en ligne, les business plans,
j’imagine l’univers de ces jouets éco-design.
J’ai toujours espoir de faire un
premier lancement au printemps parce que… il faudra que je vous raconte comment
Henriette et Fernand Museau n’en peuvent plus de leur appart au 6 ème étage de
la rue Saboudine… qu’ils n’en peuvent plus de leurs voisins Roger du Pneu et
Régine Braillart… qu’ils n’en peuvent plus de ces factures qui s’accumulent…. Mais
ça c’est une autre histoire. L’histoire de l’éco-clapier des lapins heureux !

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